Un train de ferroutage a bloqué la ligne Paris-Cherbourg pendant une journée

Le bâtiment voyageurs de la gare de Valognes
Photo : Xfigpower, CC BY-SA 3.0 (Wikimedia Commons)

Le train de ferroutage Cherbourg-Bayonne est resté immobilisé sur la voie 2 de la ligne Cherbourg-Carentan, à hauteur de Flottemanville-Bocage, du dimanche 25 octobre au soir au lundi 26 au soir. Le convoi compte 18 wagons sur 700 mètres, et presque tous portent deux remorques routières.

Lundi, dès 6 h 16, le flash info trafic de SNCF Nomad Train signale un train de marchandises en panne dans le secteur de Valognes et une circulation perturbée dans les deux sens. Les trains passent alors sur une seule voie entre Cherbourg et Lison. Le départ de 11 h 47 depuis Cherbourg est supprimé, et au moins deux trains de milieu de journée le sont aussi. Le premier Cherbourg-Paris traverse Valognes à 9 h 58 au lieu de 9 h 07.

Une équipe de relevage venue de Rennes

Sept agents de SNCF relevage arrivent de Rennes vers 9 h 30 et accèdent au convoi peu après 11 h. Une première locomotive montée de Cherbourg permet de détacher une partie du train à 17 h 23 et de la ramener vers la gare maritime. À 21 h 48, les circulations reprennent progressivement entre Cherbourg et Lison.

La SNCF prévient dans la foulée que la situation ne sera pas rétablie ce mardi matin. Des adaptations sont annoncées sur les lignes Caen - Saint-Lô - Coutances - Granville et Caen - Rouen, avec des suppressions à prévoir. Mieux vaut consulter son horaire avant de partir.

Ce que cela change dans le Val de Saire

Pour les habitants de Barfleur et du Val de Saire, la gare de Valognes reste la porte d’entrée vers Paris, à une quinzaine de kilomètres. Une journée de blocage à Flottemanville suffit à faire sauter les correspondances du matin. La semaine avait déjà été chargée: la tempête Austen avait supprimé tous les trains le vendredi.

Le ferroutage Cherbourg-Bayonne est exploité par Captrain pour le compte de Brittany Ferries. Il charge à la gare maritime de Cherbourg des remorques de camions et les achemine par rail vers le Pays basque, ce qui évite la route aux poids lourds.